Une montagne dotée de mémoire
Le Gebel Serbal ne cherche pas à impressionner. Il n’en a pas besoin. Ses flancs de granit rouge s’élèvent avec une assurance tranquille au-dessus du désert. Il observe le passage des randonneurs comme s’il en avait vu un nombre incalculable – et c’est le cas.
En dépit de l’enchevêtrement de canyons et de pistes caravanières, il est rare que l’on s’y perde. Ce n’est pas parce que le sentier est évident. C’est parce que la montagne se souvient. Et les guides aussi.

La boucle qui traverse le temps
La boucle du Serbal n’est pas une boucle comme sur un plan de ville. C’est plutôt une histoire qui revient sur elle-même, où chaque détour vous mène à quelque chose de plus ancien.
Vous commencez dans le Wadi Feiran, où les palmiers se balancent au-dessus des ruines chrétiennes anciennes. Vous passez devant des rochers gravés de graffitis datant de plusieurs siècles – pèlerins, pharaons, et peut-être même vos propres ancêtres.
Finalement, vous atteignez les hautes crêtes. De là-haut, vous pouvez presque tout voir : les wadis éparpillés, l’épine dorsale sombre du plateau du Tih, et la brume du Golfe au-delà.

Ce qui rend le sentier spécial
Ce n’est pas la hauteur – bien qu’elle soit impressionnante.
Ce n’est pas l’histoire – bien qu’elle soit omniprésente.
C’est la façon dont tout s’imbrique.
Vous passez par des bosquets d’acacias qui surgissent de la poussière. Vous vous arrêtez à des points d’eau pas plus larges qu’une tasse à thé. Vous trouvez un silence si profond qu’il semble être à l’écoute.
La plupart des randonnées dans le Sinaï mettent vos jambes à l’épreuve. Le Serbal met également à l’épreuve votre capacité d’attention. Soit vous ralentissez, soit vous passez à côté de tout.
La carte non dite
Se perdre ? Peu probable.
Les guides bédouins parcourent ce sentier comme s’il faisait partie de leur propre domicile. Et c’est un peu le cas. Leurs histoires ne sont pas racontées en kilomètres ou en épingles GPS – elles sont racontées en chemins de chèvres et en figuiers, dans la façon exacte dont le vent se déplace autour d’un rocher.
Ils ne vous donneront pas de carte. Ils vous offriront du thé. Peut-être une histoire si vous la méritez.
Ce dont vous aurez besoin
Ce n’est pas une promenade décontractée. Apportez des chaussures robustes, un foulard pour le soleil et beaucoup d’eau. Emportez des dattes, des noix et de l’humilité.
Avec un peu de chance, vous repartirez avec des genoux endoloris et une carte mémoire pleine. Si vous êtes vraiment chanceux, vous reviendrez plus silencieux qu’à votre départ.
Prêt à parcourir la boucle du Serbal ?
Choisissez la randonnée du Gebel Serbal lors de la sélection de votre itinéraire. Ne vous attendez simplement pas à des balises de sentier. La montagne guide. Vous suivez.
